Podcast · Réflexions sur l’art
L’art est-il la belle représentation d’une chose ou la représentation d’une belle chose ?
Esteban, élève de terminale rencontré lors d’une exposition, prépare un exposé de philosophie et demande à François Poitout son avis d’artiste et d’ancien enseignant : l’art est-il la belle représentation d’une chose, ou la représentation d’une belle chose ?
De la magie des grottes préhistoriques à la Grande Vague d’Hokusai, de l’invention de la photographie à l’abstraction de Kandinsky, jusqu’au Pied-bot de Ribera au Louvre, il répond : l’art ne représente pas forcément une belle chose, mais il a le pouvoir de rendre beau ce qui ne l’est pas, et de nous aider à regarder ce que nous ne voulons pas voir.
À retenir
- Dès la préhistoire, l’image a une dimension magique : « image » et « magie » sont des anagrammes (Régis Debray).
- Une œuvre offre plusieurs degrés de lecture : la vague d’Hokusai évoque aussi les griffes d’un dragon et l’incertitude humaine.
- La photographie, puis la photographie couleur, libèrent la peinture de la représentation : fauvisme, puis abstraction avec Kandinsky.
- La beauté n’existe que dans le regard : Marcel Duchamp accordait autant d’importance au « regardeur » qu’à l’artiste.
- Conclusion : l’art transmet une émotion, une idée, un questionnement, et peut sublimer un drame.


