Podcast · Histoires de pigments

Histoires de pigments 5 : le vert

· 3 min 52 s · par François Poitout

Histoires de pigments 5 : le vert

Le vert, mélange de jaune et de bleu, est le complémentaire du rouge. La nature en regorge, et pourtant les bons pigments verts sont restés très rares jusqu’au XIXe siècle : les colorants végétaux résistent mal à la lumière.

De la malachite des Égyptiens et des enlumineurs médiévaux aux verts à l’arsenic qui ont empoisonné tant de foyers à travers les papiers peints, François Poitout raconte une histoire aux conséquences parfois dévastatrices, et rappelle que le vert, comme toute couleur, porte des significations contradictoires.

À retenir

  • Le vert évoque la nature, la croissance, l’espoir et la permission (le feu vert), mais aussi la peur, la maladie et le mal-être.
  • La malachite, minéral vert des mines de cuivre, ornait les tombeaux égyptiens et les manuscrits médiévaux.
  • Les verts à base de cuivre et d’arsenic, très en vogue au XIXe siècle, ont provoqué de graves empoisonnements par les papiers peints.
  • Ce pigment a porté plus de 80 noms différents, peut-être pour masquer sa toxicité.
  • Aujourd’hui, des verts de synthèse organiques offrent un émeraude lumineux et inoffensif.

Dans cet épisode PigmentsVertMalachiteVert de ScheeleVert émeraudeArsenicSymbolique des couleurs

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