Podcast · Histoires de pigments
Histoires de pigments 4 : l’orange
Après les trois primaires, place aux couleurs secondaires. Le mot « orange » est récent : il n’apparaît qu’avec l’importation des oranges douces d’Asie au XVIe siècle ; auparavant, cette couleur n’était qu’une nuance de rouge.
François Poitout en profite pour expliquer les quatre caractéristiques d’une couleur — teinte, valeur, saturation et température — avant de raconter les pigments orange : le réalgar à l’arsenic osé par Titien, le chromate de plomb découvert dans une mine sibérienne, les cadmiums du XXe siècle et les « couleurs de Mars » nées de la chimie.
À retenir
- L’orange, mélange de rouge et de jaune, est le complémentaire du bleu : juxtaposés, ils créent un contraste « jubilatoire ».
- Le réalgar, splendide mais si nocif qu’il servit de mort-aux-rats, fut utilisé par Titien.
- La peinture en tube, apparue au XIXe siècle, permet aux impressionnistes de peindre plus vite, en touches plus épaisses.
- Les jaunes et oranges de chrome peuvent virer avec le temps, ce qu’on observerait sur certaines toiles de Van Gogh.
- Pour les bouddhistes, l’orange est la couleur de l’illumination.


