Podcast · Histoires de pigments

Histoires de pigments 3 : le jaune

· 4 min 35 s · par François Poitout

Histoires de pigments 3 : le jaune

Dans le cercle chromatique, le jaune est la couleur la plus claire et la plus lumineuse ; il forme avec le violet un contraste de complémentaires. François Poitout explique la notion de couleurs primaires et pourquoi il n’existe pas vraiment de jaune sombre.

Il passe en revue les grands jaunes de l’histoire : l’orpiment, « pigment d’or » toxique à l’arsenic, le jaune de Naples utilisé pendant des siècles, le safran des enlumineurs, la gaude, le stil-de-grain et le mystérieux jaune indien — jusqu’au jaune de cadmium du XIXe siècle.

À retenir

  • Turner, le peintre de la lumière, affirmait que « la lumière est jaune ».
  • Il fallait environ 8 000 fleurs de crocus pour obtenir 100 g de safran, le meilleur jaune des enluminures médiévales.
  • L’orpiment, à base de sulfure d’arsenic, servait aussi de fard dans l’Égypte ancienne.
  • Le jaune indien, à la composition mystérieuse, aurait une odeur étrange : on l’a dit tiré d’urine animale.
  • Le jaune rayonne, évoque la joie et l’optimisme, mais aussi la trahison ou la maladie : ses connotations sont contradictoires.

Dans cet épisode PigmentsJauneOrpimentJaune de NaplesSafranJaune indienTurnerCouleurs primaires

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