Podcast · Histoires de pigments

Histoires de pigments 2 : le rouge, une couleur fascinante

· 5 min 33 s · par François Poitout

Histoires de pigments 2 : le rouge, une couleur fascinante

Pourquoi le rouge nous touche-t-il autant ? François Poitout rappelle d’abord ce qu’est une peinture : des pigments, naturels ou de synthèse, mêlés à un liant — sang, lait, œuf, puis huile de lin à la fin du XVe siècle, et enfin liants vinyliques et acryliques au XXe.

Il raconte ensuite la grande famille des rouges : le minium des Grecs, qui a donné le mot « miniature », le vermillon au sulfure de mercure, la garance cultivée depuis plus de 3 000 ans, le kermès, le sang-dragon de l’île de Socotra utilisé par Stradivarius, et le carmin de cochenille vénéré par les Incas et les Aztèques.

À retenir

  • Le rouge est la couleur « par excellence », celle qui a le plus de nuances et de connotations : sang, amour, danger, révolution, mais aussi cerise sur le gâteau et nez du clown.
  • Le land artiste Andy Goldsworthy rappelle que nous sommes rouges à l’intérieur : le rouge nous touche même inconsciemment.
  • Le mot « miniature » vient du minium, utilisé pour les lettrines des manuscrits.
  • Il faut environ 14 000 cochenilles pour fabriquer 100 g de carmin ; au XVIe siècle, c’est la troisième importation du Nouveau Monde après l’or et l’argent.
  • Le rouge de cadmium, à la fin du XIXe siècle, remplace enfin des pigments très toxiques.

Dans cet épisode PigmentsRougeVermillonGaranceCarminCochenilleSang-dragonAndy Goldsworthy

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