Podcast · Histoires de pigments
Histoires de pigments 1 : les ocres et les bleus
Premier épisode de la série « Histoires de pigments ». François Poitout remonte aux origines de la couleur : les ocres, ces terres argileuses chargées d’oxydes de fer ou de manganèse, sont les premiers pigments de l’humanité, des grottes ornées jusqu’aux palettes d’aujourd’hui.
Puis vient le bleu, couleur de la voûte céleste, que la nature offre si rarement. Du bleu égyptien, premier pigment de synthèse de l’histoire, à l’outremer extrait du lapis-lazuli afghan, plus cher que l’or, jusqu’au bleu de Prusse, au cobalt des impressionnistes et aux phtalocyanines modernes : une histoire de technique, de commerce et de symboles.
À retenir
- Dans l’Antiquité, les couleurs dominantes sont le rouge et le jaune, avec le noir et le blanc : la notion de couleurs primaires est moderne et occidentale.
- Le ciel paraît bleu pour une raison optique ; les peintres en jouent avec la perspective aérienne : plus les plans sont lointains, plus ils bleuissent.
- Le bleu égyptien, obtenu il y a environ 5 000 ans par cuisson de cuivre, de silice et de natron, orne le sarcophage de Toutânkhamon.
- Avec 100 g de lapis-lazuli, on n’obtenait que 4 g de véritable outremer : il était réservé au manteau de la Vierge.
- Le bleu de Prusse (début du XVIIIe siècle) est le premier pigment de synthèse moderne ; le bleu de cobalt (XIXe siècle) séduit les impressionnistes.


